home
page d'accueilHome
theatre jeunes ecole
webEdition Default-Template   Accueil Galerie
  Exposition en cours
  Expositions à venir
  Expositions passées
  Programmes publics
  Programmes passés
  Publications
  À propos de la Galerie
  Horaire de la Galerie

 Liste courriel  Contactez-nous  Devenez un Ami
RHONDA WEPPLER & TREVOR MAHOVSKY
Du 28 avril au 18 juin 2006



VERNISSAGE :
Le 27 avril à 18h30
Précédé d’une visite de l’exposition avec les artistes à 18h


La Galerie Liane et Danny Taran est heureuse de présenter la première exposition montréalaise du collectif d’artistes de Vancouver Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky.

Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky créent des représentations ou des altérations d’objets de tous les jours tels des agrafes, des tasses à café, des drapeaux, des caddies d’épicerie et des voitures. Nombre de leurs œuvres sont réalisées au moyen de processus indiciels comme le coulage, le moulage, le traçage ou le repoussage, afin de reproduire la forme, la surface et les caractéristiques d’un objet. Parce que les techniques utilisées sont le plus souvent directes, privilégiant, par exemple, le moulage à partir de l’objet lui-même plutôt qu’à partir d’un moule, chaque objet est réalisé en une seule matière et présente une ressemblance approximative avec l’aspect général de l’objet originel — à la fois en termes de couleur, d’opacité et de reflets lumineux. Les contraintes inhérentes aux matériaux utilisés donnent sciemment lieu à des représentations qui sur certains plans sont réussies et sur d’autres, ne le sont pas.

Pour leur exposition à la Galerie Liane et Danny Taran, Weppler et Mahovsky ont réalisé sur place les moulages de deux voitures, lesquels sont présentés dans l’espace d’exposition. Sortes de coquilles creuses ou de peaux sans ossatures, ces empreintes prises sur feuilles de papier aluminium finissent, forcément, par s’affaisser, créant chacune un nouvel objet au récit inconnu. À bien des égards, ces nouvelles interprétations d’objets familiers sont plus animées que leurs modèles originaux et suggèrent l’existence de récits qui leur sont propres. En tant que sculptures monumentales, cependant, leur affaissement ne peut que signaler leur échec; or, celui-ci est prévu, calculé. Ainsi, s’affaissant, ces empreintes de véhicules se transforment non pas tant en matière informe qu’en une métaphore bien connue : celle de l’épave.

L’exposition présente également un ensemble de petites sculptures coulées en plâtre ou en résine ayant pour moules inusités des objets de tous les jours tels des tasses en styromousse, des canettes de bière et des contenants de poulet frit, de même qu’une série de blocs de bois plein représentant des cartons d’emballage, des bidons d’essence, des haut-parleurs et des ordinateurs et téléphones portables. D’une composition matérielle dense et opaque, ces œuvres de petit format agissent comme des signes ou des substituts neutres et minimalistes d’objets usuels. Et si nombre d’entre elles affichent un degré d’abstraction élevé, elles demeurent néanmoins tributaires d’une identité représentationnelle en lien avec leur iconographie familière de commodités.

Au fur et à mesure de leur production, ces sculptures réfèrent progressivement à d’autres œuvres de la série qu’elles constituent. Elles réaffirment, reconfigurent ou nient l’existence de leurs semblables au moyen de processus de répétition ou de disposition formelles — notamment celui de l’empilement — auxquels sont parfois intégrés des objets trouvés et altérés et où chaque objet peut agir à la fois en tant que socle et sculpture. Tandis que les liens entre les œuvres individuelles se précisent et se complexifient, la série elle-même donne lieu à une représentation de jeux formels et de railleries visuelles et matérielles; fait référence à l’histoire de l’art; émet des commentaires d’ordre social et suggère des récits de tout ordre. Si l’apparence initiale de ces œuvres est trompeuse, les œuvres elles-mêmes sont structurellement transparentes, et il revient au regardeur de décoder la nature retorse et transmutable de ces objets familiers.

Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky ont tous deux obtenu leurs maîtrises en beaux-arts de la University of British Columbia en 1998. Ils comptent de nombreuses expositions personnelles à leur actif et travaillent conjointement depuis 2003. Ils ont récemment présenté leur travail à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge (2006); à Rodham Hall, à St. Catherines, en Ontario (2006), ainsi qu’au Loop-raum für aktuelle kunst, à Berlin (2004) et à la Pari Nadimi Gallery, à Toronto (2005), dans le cadre d’un échange entre des galeries torontoise et berlinoise. Par ailleurs, Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky exposent régulièrement à la Pari Nadimi Gallery, à Toronto, qui les représente.

Cette exposition itinérante des œuvres de Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky a été initialement organisée par la Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge. La version montréalaise de l’exposition a été conçue par Renee Baert, directrice/conservatrice de la Galerie Liane et Danny Taran, en collaboration avec Joan Stebbins, conservatrice de la SAAG.